Ordre des Chlamydiales

[ morphologie - classification | pouvoir pathogène | diagnostic | traitement et antibiogramme | prophylaxie | compléments]

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 mercredi 14 janvier 2004


1. morphologie classification

1.1. Généralités

Ces bactéries ont été longtemps prises pour des virus car leur multiplication est intracellulaire et qu'elles sont de petite taille 0,3 µm x 1 µm. Toutefois elles possèdent à la fois RNA et DNA et possèdent une structure cellulaire de procaryote. Leur génome, de 0,66 Gg/mol, est réduit (1 042 519 pb environ pour 894 protéines). Elles ne possèdent pas de peptidoglycane.

Elles sont proches (hybridation RNA ribosomial 16S) des Flavobacterium et des Campylobacter.
On les distingue par différents sérovars basés sur l'immunogénicité de la MOMP (Major Outer Membran Protein).

1.2. Classification

Les Chlamydiae ont été découvertes en 1907. Plusieurs familles ont été individualisées. Nous ne nous intéresserons qu'à la famille des Chamydiaceae, contenant deux genres, Chlamydia et Chlamydophila. Ce sont, pour la pathologie humaine, :

1.3. Cycle de multiplication

Les Chlamydiales sont des bactéries parasites intracellulaires obligatoires, Gram -, utilisant l'ATP de la cellule hôte par défaut de synthèse propre et montrant un cycle de multiplication intracellulaire particulier :

 

Elles existent donc sous deux formes :

Il s'attache à la cellule hôte en sécrétant du sulfate d'héparine s'attachant aux récepteurs cellulaires et bactériens

In vivo, Chlamydia peut persister sous une forme latente dans des cellules : la culture est alors négative tandis que le DNA ou les RNA peuvent être mis en évidence. Cette persistance est souvent lié à l'action de l'INFgamma ou curieusement de la pénicilline. Une résurgence de l'infection et une chronicité sont donc possibles.

1.4. Classification

Chlamydia trachomatis
Chlamydophila pneumoniae
Chlamydophila psittaci
Chlamydophila pecorum
GC%
42-45
40
39-43
36,3
pouvoir pathogène chez l'homme
Trachome

Infections oculogénitales et LGV (MST)

Pneumopathies
Pneumopathies
Pneumopathies ?
Hôte naturel
Homme
Homme
Oiseaux et mammifères
Bovins Ovins
Cibles cellulaires
Épithélium conjonctival et génital
Épithélium respiratoire
Épithélium respiratoire
Épithélium respiratoire
Mode de transmission
contact
aérosol
aérosol
aérosol
Caractérisitiques de l'inclusion :
morphologie
arrondie unique
arrondie
variable multiple
variable dense
glycogène
+
-
-
-
synthèse folates
+
-
-
-

(d'après Médecine et Maladies infectieuses 1997/2)

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2. pouvoir pathogène

2.1. infections respiratoires à Chlamydophila

2.2. trachome du à Chlamydia trachomatis immunotypes A,B,C

Liée au manque d'hygiène et à la malnutrition, cette maladie est cause de cécité plus ou moins tardive (20 à 30 ans d'évolution parfois) et est la cause de 600 millions de malades dans le monde. C'est la première cause de cécité mondiale.

Il y a infection de la conjonctive et une évolution, liée à une hypersensibilité retardée, vers une généralisation au niveau de la cornée (kératoconjonctivite). Le frottement et les surinfections à Chlamydia ou autres bactéries sont la cause finale de la cécité.

2.3. Maladies sexuellement transmissibles à Chlamydia

Les Chlamydiae sont la première cause de MST en France. Certaines souches peuvent entraîner en outre une infection oculaire par autoinoculation à partir du foyer génital ou à l'accouchement pour le nouveau-né (qui pourra présenter une otite moyenne et une pneumonie...).

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3. diagnostic

Le prélèvement doit évidemment amener des cellules infectées : il sera donc fait par "grattage" de l'urètre, de l'endocol utérin, ... à l'aide d'un écouvillon non inhibiteur (pas de bois...) ou d'une brosse cytologique. Il peut aussi être réalisé sur le premier jet d'urine, après une heure sans uriner.

Le diagnostic direct pourra alors :

Le diagnostic sérologique est possible par immunofluorescence indirecte surtout. Son intérêt est limité en raison de communautés antigéniques et de la fréquence des infections, particulièrement respiratoires.

image d'une lame fournie par une responsable de l'hôpital BALLANGER (Aulnay sous bois)

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4. traitement

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5. prophylaxie

La prophylaxie est l'habituelle lutte contre les MST (péril sexuel) pour la MST à Chlamydia.
Amélioration de l'hygiène pour le trachome. On envisage une possibilité d'éradication grâce à un
traitement antibiotique par l'azithromycine, ou Zithromax (11 septembre 1999 Le Monde).
L'espoir réside aussi dans la synthèse d'un vaccin.

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Ce texte a été écrit par Jean Noël Joffin qui souhaite que vous lui transmettiez vos critiques.

compléments

La cécité liée au trachome pourrait ne plus être une fatalité (11 septembre 1999 Le Monde)

Chlamydia trachomatis BEH 15/1997