[ morphologie - classification | habitat | pouvoir pathogène | isolement | identification | traitement et antibiogramme | prophylaxie | compléments]
Le genre Acinetobacter rassemble des coques Gram négatif oxydase -, souvent classés dans la famille des Moraxellaceae, très proches par certains aspects des Pseudomonas : Acinetobacter baumanni est un agent d'infections nosocomiales, résiste à de nombreux antibiotiques, cultive facilement, mais est oxydase - et immobile en plus de sa morphologie coccoïde, le plus souvent en diplocoques.
Ces bactéries sont ubiquitaires et colonisent souvent l'homme comme commensales de la peau par ex.
En pathologie, Acinetobacter est essentiellement nosocomial : les patients débilités sont souvent infectés par cette bactérie,espèce baumanii, un peu comme avec les Pseudomonas aeruginosa.
Il peut être obtenu sur tous les milieux d'isolement des Gram - (bactéries H2S -) comme SS, Hektoen, Drigalski, Mac Conkey...
Acinetobacter cultive en aérobiose sur gélose au sang, gélose Chocolat et Chocolat enrichie. Une incubation à 41°C peut améliorer l'isolement sélectif de A. baumannii principalement.
Les colonies obtenues sont généralement assez petites.
Elle met en jeu, après l'examen microscopique :
On remarquera pour les souches d'isolats cliniques, la fréquence de la mucosité des souches (elles ressemblent souvent à celles de Klebsiella) et la production de pigments rouge sombre qui sont probablement des sidérophores.
La galerie à utiliser comprendra donc :
Les Acinetobacter et surtout baumanii sont des bactéries qui ont acquis progressivement une grande résistance à de nombreux antibiotiques. Un clone épidémique mulitprésistant est apparue fin 2003 dans le Nord de la France et diffuse dans les hôpitaux.
Le spectre des résistances est très proche de celui de Pseudomonas aeruginosa, peut être parce que la pression de sélection était la même.
On préfère le plus souvent, en raison de nombreuses résistances, utiliser des associations d'Ab, aminoside (amikacine) et béta-lactamines (imipénème).
Comme pour les Pseudomonas, au niveau hospitalier la prophylaxie repose sur des règles simples d'hygiène en utilisant des antiseptiques puissants comme l'eau de Javel. La réduction des antibiothérapies permet aussi de limiter la sélection des souches ultrarésistantes.